Smoke + Mirrors 2LP
Category: 2LP
Absente de la liste d'influences que les Imagine Dragons citent si souvent, les Killers, le seul autre groupe de rock de Las Vegas digne de mention, brillent par leur absence. Les Imagine Dragons minimisent le glamour que les Killers trouvaient si attrayant, mais ils partagent un goût pour l'exagération, ce qui prend pleinement forme sur leur deuxième album, Smoke + Mirrors. Plus grand et plus audacieux que Night Visions de 2012, Smoke + Mirrors capture un groupe tellement ivre de son succès surprise soudain qu'il a décidé de s'adonner à tous les excès. Ils intensifient leur signature stomp -- on la retrouve sur "I Bet My Life", le premier single et une chanson destinée à rassurer les fans sur le fait qu'ils n'auront pas quelque chose de différent la deuxième fois -- mais ils ont aussi sagement décidé d'élargir leurs horizons, saisissant les possibilités offertes par leurs collègues du rock de stade, Coldplay et les Black Keys. Malgré le bluster bluesy de "I'm So Sorry" -- un morceau des Black Keys dépouillé de tout groove R&B -- le groupe privilégie généralement le sentiment gratte-ciel de Coldplay, mais là où l'équipe de Chris Martin semble souvent dévote, il y a une qualité de bons gars d'à côté chez les Imagine Dragons qui dégonfle leur grandiosité. Certes, Smoke + Mirrors est un rock tellement grand qu'il en devient caverneux -- la réverbération fonctionne presque comme un cinquième instrument du groupe -- mais l'engagement impassible du groupe dans le manifestement ridicule a son charme, surtout parce qu'ils ne possèdent aucun sens de la prétention. Cela sépare ID des Killers, qui n'ont jamais rencontré une grande idée qu'ils n'aimaient pas. Les Imagine Dragons aiment les grands sons et les grandes émotions -- et, s'ils peuvent les rassembler, les grands refrains -- et l'engagement envers le style plutôt que le fond leur donne un charme attachant, surtout lorsqu'ils décident d'intégrer de légers éléments d'EDM sur "Shots" (ce qui apparaît également sur le titre éponyme), ou les flirtations avec la worldbeat de Vampire Weekend sur "Summer". Les Imagine Dragons assemblent délibérément leur son à partir de ces poids lourds du rock alternatif, les aplatissant en quelque chose de facilement digestible pour les masses, mais, comme tant de combos commercialement orientés, la façon dont ils assemblent ces pièces familières aboutit souvent à des combinaisons agréablement étranges. Ces gars sont sans vergogne et c'est ce qui les rend plus amusants que les rockers de stade moyens. [Une édition de luxe de 21 titres est également sortie en LP.]

![New Amerykah Part One (4th World War) [2 LP]](https://the-soundofvinyl.com/api/image-optimizer?src=%2Fuploads%2Fsites%2F514%2Fimport-1788701507528-344170691.png&w=400&q=82)







